Environnement, Solidarité  Le Département solidaire des sinistrés des violents orages de la nuit du 16 août 

Le Président du Département Philippe Dupouy a affiché ce mercredi 17 août sa solidarité avec les nombreux sinistrés des intempéries qui ont frappé de plein fouet le nord-ouest du Département, impactant notamment le monde agricole déjà très fragilisé par les précédents épisodes climatiques.

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Le Département solidaire des sinistrés des violents orages de la nuit du 16 août 

Le Département du Gers a été durement touché dans la nuit de mardi à mercredi par un épisode orageux bref mais très intense localement, avec des violentes rafales de vent et de grêle dévastatrices en certains endroits. Des trombes d’eau et de fortes chutes de grêle se sont abattues dès 23 heures et pendant une partie de la nuit. Le nord-ouest gersois a été particulièrement impacté avec d’importants dégâts sur les cultures, les routes, avec de nombreux arbres arrachés, et les habitations. Près d’une centaine d’interventions des pompiers ont été nécessaires pour sécuriser les personnes, les routes et les habitations. 

Le Président du Département, Philippe Dupouy, s’est rendu sur place mercredi pour constater l’étendue des dégâts. Il était accompagné de la sous-préfète de Condom, Laurence Lacoustre, du député David Taupiac et du président du SDIS, Bernard Gendre, pour afficher sa solidarité avec les nombreux sinistrés. Parmi eux, les résidents de l’Ehpad de la Ténarèze à Condom, qui a subi d’importants dégâts dus aux nombreuses infiltrations d’eau. Quatorze chambres ont été évacuées et les résidents ont dû être relogés dans d’autres chambres, l’accueil a été inondé et le plafond du réfectoire s’est effondré, heureusement sans faire de blessés. «  L’équipe de nuit et les pompiers ont réagi très rapidement, tout a été mis en place pour mettre en sécurité les résidents  », a souligné Yannick Silvy, le directeur de l’Ehpad.

Le désarroi du monde agricole

Des constats inquiétants aussi du côté des agriculteurs fortement impactés par ce violent orage de grêle qui a ravagé pour certains, en quelques minutes, une année de travail. Le Président du Département est allé à leur rencontre ne pouvant que constater leur désarroi. Il a promis de plaider leur cause auprès des services de l’État. «  Notre parole a plus de portée quand on peut parler de choses que l’on a vues  », assure-t-il. Toitures, arbres et poteaux électriques arrachés, routes coupées, cultures sévèrement endommagées, c’est un véritable paysage de désolation qui s’étend à perte de vue.  
Les vignobles n’ont pour la plupart pas résisté à la violente pluie de grêle qui s’est abattue sur les secteurs de Condom, Cazeneuve, Eauze ou encore Nogaro, les plus touchés. Philippe Larrey, viticulteur et céréalier à Beaumont, a perdu près de 15 ha de vignes et la même surface de maïs, la double peine après les épisodes de gèle du printemps. «  On n’a pas eu le temps de voir venir, c’est déprimant  », témoigne-t-il désabusé.

«  La goutte d’eau qui fait déborder le vase  »

Pauline Lartigue devait reprendre l’exploitation viticole de ses parents à Cazeneuve, les larmes aux yeux, elle doit se résigner à renoncer à ce projet, l’exploitation a subi d’importants dégâts et les récoltes de 2022 sont compromises par ce nouveau désastre climatique. «  C’est la goutte d’eau qui a fait déborder le vase, ce qui me fait mal au cœur, c’est cette vie de labeur de mes parents et de mes grands-parents avant eux pour maintenir cette exploitation à flot et qui menace aujourd’hui de disparaître. Les jeunes agriculteurs n’ont aucune sécurité, ils sont nombreux à abandonner  », constate-t-elle amer. 

À Lagraulet-du-Gers aussi l'heure est à la remise en question de nombreux exploitants, à l’instar de Tanguy Meliet qui enchaîne les sinistres depuis 4 ans, «  cette année on a tout eu, c’est décourageant, les assurances ne nous suivent plus, je n’y crois plus  ».

Le Département solidaire avec les sinistrés.

 

Les élus ont entendu la détresse morale du monde paysan, mais également des nombreuses entreprises qui travaillent en lien avec lui, «  le gel, la sécheresse, maintenant la grêle, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase, nos agriculteurs sont à bout de souffle  », constate impuissante la mairesse de Cazeneuve, Martine Laborde dont la commune est particulièrement sinistrée, avec près de 90% des cultures endommagées. 

«  Il y a un vrai sentiment de désolation, nous devons être solidaires de nos agriculteurs sévèrement touchés cette année », a indiqué le Président du Département Philippe Dupouy, «  avec le député David Taupiac nous allons faire en sorte d’élargir les critères du précédent épisode climatique pour intégrer les nouveaux sinistrés suite à ces orages  ».