Le Gers face au Covid19 : Le point du mardi 24 mars

Coronavirus COVID-19 : Le Département du Gers vous informe pendant le confinement

Interview de Philippe Martin, Président du Département du Gers, dans les colonnes de La Dépêche du 24 mars 

Jamais en 21 ans de présidence de la collectivité départementale, Philippe Martin n’avait été confronté à une situation aussi grave, qui met en jeu des vies humaines. Après son appel solennel au gouvernement, dimanche, pour mettre en place un confinement total de la population, l’élu gersois explique comment le Département entend "agir, rassembler et protéger".

Mise à disposition de tablettes pour les EHPAD

Pour rompre le sentiment d’isolement des personnes âgées en établissements, le Département du Gers met à disposition des EHPAD des tablettes pour établir des liaisons visuelles entre les résidents et leurs familles. Les premières tablettes ont été remises à l’EHPAD Barguisseau d’Auch par Chantal Dejean Dupèbe

Le Département du Gers et Gers Solidaire soutiennent les associations :

Ce sont 990 bénévoles qui sur tout le département œuvrent auprès des associations caritatives et solidaires.

Beaucoup sont encore sur le front pour endiguer et venir au secours des plus démunis, des plus isolés de nos concitoyens.

Gers Solidaire qui a su fédérer les associations, confirme son utilité dans le paysage de la solidarité.

Ces masques et ce gel sont un vrai soulagement pour les bénévoles et vont permettre la continuité des actions.
 

Présentez vous :

«  Je m’appelle Virginie Belaval, je suis cheffe de l’Unité de Formation d’agrément et de suivi des Assistants Familiaux (UFAS) depuis 2016.  »

Dans cette crise, on ne pense pas spontanément à la situation des enfants qui sont confiés au département par la Justice, pourquoi est-ce un enjeu prioritaire ?

« La protection de l’enfance porte bien son nom, de part leur statut ces enfants doivent être protégés, en temps ordinaires, et à fortiori en temps de crise. Sur le Département du Gers, nous comptons plus de 700 enfants placés dont 70% au sein de familles d’accueil.

Pour eux comme pour l’assistante familiale, le confinement reste une épreuve. Ces familles ont parfois la charge de 3 voire 4 enfants qui sont en grandes difficultés et qui nécessitent de la part des adultes une bienveillance. La fermeture des écoles et des établissements spécialisés est une difficulté supplémentaire. »

Concrètement, en quoi consiste votre rôle dans ces circonstances ?

« L’UFAS est un appui pour l’aide sociale à l’enfance. Notre travail à nous est d’assurer la recherche de place chez les assistantes familiales. Avec les collègues, nous nous relayons pour permettre aux familles de rester en contact et apporter des réponses à toutes leurs questions ou leurs difficultés. Cette disponibilité est fondamentale avec des enfants qui sont pour la plupart assez anxieux face à l’épidémie et le bouleversement que représente le changement dans leur quotidien.

C’est très important de rassurer ces professionnels qui sont en première ligne avec les enfants à leur domicile dans la situation de confinement. Nous communiquons quotidiennement sur le dispositif de continuité afin de protéger et garantir une stabilité chez l’enfant. On doit rester disponible. »

Parlez nous des assistants familiaux que l’on désigne souvent par l’expression «  famille d’accueil  » ?

«   Il y a dans le Gers 240 assistants familiaux, ces familles s’investissent avec beaucoup de dévouement. Elles sont indispensables au service public de protection de l’enfance.
Nous nous devons de préserver cette profession qui assure le bien être des enfants.   »

A titre personnel, comment traversez vous cette crise ?

« Je pense à toute l’équipe de l’UFAS, le travail d’équipe est plus complexe en télétravail mais nous restons tout autant mobilisé. A ce jour, je n’ai pas connaissance d’enfants atteint par le virus, ni d’assistants familiaux ayant besoin d’aide.  »

Aujourd’hui, nous vous proposons de partir du côté de la SPA du Gers. Marie France a répondu à nos questions.

Présentez vous :

«  Je m’appelle Marie France Le Bagousse Baus, je suis présidente de la SPA du Gers depuis Novembre 2018.  »

Avez-vous aperçu des changements depuis le Covid 19 ?

«   Nous n’avons pas aperçu de changements dans le Gers depuis le début de la crise, néanmoins nous avons plusieurs contacts dans les grandes villes où la situation est critique.
Nous recevons également plusieurs appels de personnes qui ont des angoisses terribles vis à vis de leur animal et que nous devons rassurer avec les bons mots.   »

Quels sont les mesures mises en place par la SPA du Gers ?

«   Nous avons actuellement 120 chiens à Ordan-Larroque. Malheureusement nous avons été dans l’obligation de fermer le refuge au public suite aux mesures prises par le Gouvernement. Il n’y a donc aucune adoption possible pour le moment.
Nous avons cependant mis en place un plan de continuité. La fourrière fonctionne elle avec une équipe d’astreinte. Les communes alentours peuvent nous contacter lorsque besoin est. Nous avons par exemple eu récemment un appel nous demandant de venir chercher un chien d’une personne hospitalisée.
Concernant les équipes du refuge, tout le monde est présent le matin afin de nettoyer les boxs, s’occuper des animaux, etc. L’après-midi, je reste sur place avec un collègue afin d’assurer une présence humain pour les animaux. Les chiens ont certes moins de promenade mais beaucoup plus de câlins ! Nous fonctionnons donc en service réduit le temps de cette crise sanitaire.   »

Les bénévoles peuvent-ils venir vous aider ?

«  Malheureusement non. Nous avons décidé de fonctionner seulement avec les salariés le temps de cette crise. Plusieurs bénévoles ont été en contact avec le virus ou des personnes le possédant, nous avons donc préféré limité l’accès aux bénévoles.  » 

La transmission du virus d’un chien à l’homme est-elle possible ?

«   Non. L’Organisation Mondiale de la Santé indique, qu’à ce jour, aucun élément ne permet de penser que les animaux de compagnie sont impliqués dans la circulation du virus. Le COVID-19 n’atteint pas les animaux de compagnie comme les chiens et les chats, et ils ne sont pas impliqués dans la propagation de cette épidémie.  »

Nationalement, comment cela s’organise-t-il ?

«  Le réseau national a mis en place une liste des différents refuges de France. Cela permettra aux refuges des grandes villes de dispatcher les chiens, vers nous par exemple, lorsqu’ils seront saturés. »
 

  • L'astuce du jour : Pendant cette période de confinement, le ministère des sports vous accompagne pour maintenir une activité physique régulière à votre domicile avec des recommandations et des conseils simples à mettre en pratique. Le ministère des sports conseille 30 minutes d’activité physique par jour pour les adultes. Avec une chaise, des bouteilles d’eau remplies, une marche d’escalier, vous pouvez renforcer toutes les chaînes musculaires de votre corps.

Posez vos questions :

Pour posez vos questions, envoyer un courriel à l'adresse suivante : astreinte-covid19@gers.fr

Comment me protéger du coronavirus COVID-19 ?

Face au coronavirus, il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :

  • Se laver les mains régulièrement
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
  • Eviter les rassemblements, limiter les déplacements et les contacts

J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au Covid-19 : je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation.

Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU- Centre 15.