Le Gers face au Covid19 : Le point du mardi 7 avril

Coronavirus COVID-19 : Le Département du Gers vous informe pendant le confinement

11650 masques distribués ce mardi

En accord avec l’Agence Régionale de Santé Occitanie, le Conseil departemental du Gers a assuré ce mardi la distribution de 11650 masques dans les établissements médico-sociaux et auprès des aides à domicile des SAAD.

4 chauffeurs agents du Département ont sillonné ce mardi le Gers pour assurer cette distribution dans les meilleurs délais.

COVID19 - La plateforme Covid19 du Département pleinement mobilisée

Le Département prête 2 véhicules aux médecins de l'Hôpital d'Auch

À la demande de Centre Hospitalier d'Auch, le Conseil départemental du Gers met deux véhicules à la disposition des médecins remplaçants qui viennent de Toulouse pour effectuer des renforts.

Les assistants de vie prioritaires pour récupérer les masques auprès des pharmacies

Le ministère de la Santé vient d’autoriser les pharmacies à délivrer en priorité des masques chirurgicaux aux assistants de vie intervenant, pour les actes essentiels à la vie quotidienne, auprès des particuliers employeurs les plus vulnérables [personnes âgées de plus de 70 ans ou bénéficiaires de l’Allocation Personnalisée d’Autonomie (APA) et aux personnes en situation de handicap percevant la Prestation de Compensation du Handicap (PCH)]. Sur la région Occitanie, cela concerne plus de 90 000 salariés à domicile. 

Prochainement, les assistants de vie pourront récupérer ces maques s’ils remplissent les conditions suivantes : justifier d’au moins 20h/mois au domicile de personnes âgées de 70 ans et plus et/ou bénéficiaires de l’APA ou de la PCH (mois de février en référence), se présenter avec une attestation employeur (à télécharger sur le site du cesu) ou un bulletin de salaire.

Chaque salarié pourra retirer 3 masques par semaine par particulier employeur fragile dont il s’occupe. Dans le cas où la pharmacie n’aurait plus de masques en stock, il devra attendre le réassort de chaque mercredi.

En Occitanie, 90 000 salariés à domicile sont concernés. Ils sont plus que jamais dans le contexte de crise sanitaire, des acteurs essentiels de la solidarité nationale et de la politique publique d’accompagnement du grand âge à domicile. 

  • La maison pluridisciplinaire de santé que vous avez créé est le pivot de la médecine dans votre territoire. Comment fonctionne t-elle depuis le début de cette crise sanitaire ?

La communauté de commune d’Artagnan en Fezensac est propriétaire des murs. C’est la SISA (Société Interprofessionnelle de soins ambulatoires) qui est gestionnaire. Les gérants de la SISA ont pris toutes les mesures qu’il est possible de prendre pour accueillir dans les meilleures conditions les patients. On voit que l’indispensable maintien du service public dans le contexte actuel prend forme dans tous les couloirs, de tous les établissements qui lui sont liés. 

Il semblerait qu’il y ait une diminution assez remarquable de la prodigation de soin car les patients, au vu de la situation exceptionnelle, n’y vont que pour une urgence.

  • Tous ces changements ont-ils des répercussions financières pour la communauté de communes ?

J’ai été saisi par les gérants de la SISA sur un étalement des loyers pour les mois à venir et en tout cas pendant la période de crise. J’ai donc donné un accord de principe immédiat en considérant que cette solidarité entre Collectivité Territoriale et professionnels de santé est aujourd’hui plus que nécessaire. 

II faut ajouter que la Maison de Santé de Vic-Fezensac reçoit des internes dont l’hébergement peut-être en partie couvert par le dispositif du Conseil Départemental Opération « Dites 32 ».

On verra le moment venu les dispositions à prendre. C’est la durée de la crise qui nous le dira. 

Nous sommes toujours très attentif à ce que le Conseil Départemental du Gers peut faire dans le cadre de « Dites 32 » qui est un dispositif sur lequel tous les élus doivent réfléchir car c’est une initiative qui est porteuse pour le recrutement et pour la recherche de professionnels.

  • Vous êtes également vice-président de Gers Numérique. Dans les années qui viennent on va s’appuyer de plus en plus sur la télésanté. Est-ce une opportunité que le Gers doit saisir ?

Alors par rapport à Gers Numérique, il faut se féliciter que le Conseil Départemental du Gers ait mis en place ce réseau de haut et très haut débit ce qui permet à tous les Gersois, notamment les plus isolés, de communiquer et de mettre en place un télétravail efficace. Nous avons la chance d’avoir dans ce département cette initiative porteuse. Si on n’a pas toujours été certain de son utilisation, on se rend compte aujourd’hui de son efficacité. Plus que ça, c’est aussi un pilier des mesures sanitaires inhérentes à la période de crise actuelle. Parce que cela rentre dans le cadre de l’esprit du confinement dans la plupart des cas avec outre la pratique du télétravail des échanges relationnels , familles, Ehpad , etc...

Il faut savoir qu’avant que Gers Numérique n’existe, nous avions lancé sur Vic-Fezensac un projet de médecine, d’imagerie, de gestion de situations fragiles et ce dans le cadre du Pôle d’Equilibre Territorial « e-Santé ». C’était en 2009 en collaboration avec le CNRS, le LAAS (Laboratoire d’Analyse et d’Architecture des Systèmes) en présence des professeurs Lareng et Campo pour une mise en place de surveillance à distance dans les foyers par des capteurs non intrusifs. Ces initiatives d’avant garde peuvent être confortées par le réseau Gers Numérique qui sera le levier de ce type de réalisation. D’autant que le réseau fibre sera intensifié ces prochaines années.

  • Vous êtes un élu expérimenté. Aviez-vous connu dans votre vie politique une période aussi anxiogène ?

Non. On n’a jamais connu de période similaire. On a eu des périodes qui, au niveau professionnel, étaient difficiles. On a eu H1N1. C’était difficile, mais limité à quelques producteurs tenus en isolement. C’était dégradant pour eux et ils n’en étaient pas responsables. Il y avait des mesures sanitaires concernant les animaux, les exploitants, mais il n’y avait jamais eu de difficultés aussi importantes et dangereuses pour la santé humaine.

Je souligne la discipline des Gersois qui est majoritairement un exemple pour tous nos concitoyens.

Ce qui gêne un peu quand même ce sont les remises en cause, les incertitudes, les contradictions qui émergent. Ça c’est quelque chose qui ne rassure pas la population. 

L’effort des collectivités locales, à leur niveau respectif, sont des messages rassurants pour la population gersoise. Ils ne peuvent que faire que l’unanimité des élus.

Je vois la Maison France Services sur d’Artagnan en Fezensac qui fonctionne pour les plus isolés ; le transport à la demande qui continue à être un lien social et territorial ; enfin l’initiative prise par le Président du Conseil Départemental du Gers, pour l’achat de masques et pour la mise à disposition du laboratoire départemental, initiative des plus solidaires et des plus responsables.

Posez vos questions :

Pour posez vos questions, envoyer un courriel à l'adresse suivante : astreinte-covid19@gers.fr

Comment me protéger du coronavirus COVID-19 ?

Face au coronavirus, il existe des gestes simples pour préserver votre santé et celle de votre entourage :

  • Se laver les mains régulièrement
  • Tousser ou éternuer dans son coude ou dans un mouchoir
  • Utiliser des mouchoirs à usage unique et les jeter
  • Saluer sans se serrer la main, éviter les embrassades
  • Eviter les rassemblements, limiter les déplacements et les contacts

J’ai des symptômes (toux, fièvre) qui me font penser au Covid-19 : je reste à domicile, j’évite les contacts, j’appelle un médecin avant de me rendre à son cabinet ou j’appelle le numéro de permanence de soins de ma région. Je peux également bénéficier d’une téléconsultation.

Si les symptômes s’aggravent avec des difficultés respiratoires et signes d’étouffement, j’appelle le SAMU- Centre 15.