La Lettre Hebdo du CDAVGers : mercredi 24 février

Conseil Départemental d'Analyse et de Vigilance Gers Covid-19 du 24 février 2021

Ordre du jour du 14ème CDAV Gers Covid-19 présidé par Philippe Martin, Président du Département du Gers

  • Point de situation sanitaire
  • Démographie médicale : Présentation du projet "Centre Départemental de Santé" 

CDAV Gers du 24 Février 2021 : Point sanitaire

CDAV Gers du 24 Février 2021 : Présentation du projet de Centre de Santé

CDAV Gers du 24 Février 2021 : Échanges avec l'Ordre des Médecins du Gers

Démographie médicale : "Des médecins salariés pour le Gers"

Le dispositif #Dites32 et #Dites32 à deux pour attirer de jeunes médecins.

Depuis plus de 5 ans, le Conseil Départemental du Gers, avec le soutien de l’Agence Régionale de Santé et de l’Ordre des médecins du Gers a multiplié les initiatives pour enrayer la désertification médicale dans notre département : création du dispositif #Dites32 et #Dites32 à deux pour attirer de jeunes médecins, financement d’une dizaine de maisons pluridisciplinaires de santé notamment. 

Malgré les résultats prometteurs de ces dispositifs, les perspectives restent préoccupantes : 

  • il y a aujourd’hui 2,45 de médecins pour 1000 habitants dans le Gers ;
  • 1 médecin sur 2 a plus de 55 ans ;

«  Contre la désertification médicale nous n’avons pas tout essayé  » estime le Président du Conseil Départemental Philippe Martin.

C’est pourquoi l’option des médecins salariés doit être explorée à l’échelle du département.
 

Le projet de création de « Centre Départemental de Santé » porté par le Département du Gers :

Pendant plusieurs mois, deux élus du Conseil Départemental - Charlette Boué et Jérôme Samalens - ont multiplié les consultations, les réunions de travail et les échanges, y compris avec les responsables d’autres collectivités départementales.

Aujourd’hui nous sommes en mesure de mettre en œuvre des propositions concrètes destinées à atteindre un objectif simple : plus un territoire sans médecin dans le Gers.

Même si la politique de santé ne fait pas partie de ses compétences, le Conseil Départemental prend ses responsabilités dans un domaine dont nous savons qu’il est primordial pour nos concitoyens.

«  Ce n’est pas notre compétence mais c’est notre responsabilité ». 
Philippe Martin, Président du Conseil Départemental


Nous allons donc créer un « Centre Départemental de Santé », qui permettra de salarier une dizaine de médecins par le Conseil Départemental dans un premier temps.

Un maillage du département avec des « Centres territoriaux » :

Ces médecins exerceront dans des « Centres territoriaux », implantés dans les communes qui connaissent un fort déficit de médecins.

Les implantations de ces Centres territoriaux seront choisies en collaboration avec les collectivités territoriales, les associations d’élus et les professionnels des territoires concernés, l’Ordre des Médecins du Gers, la CPAM 32 et l’ARS Occitanie.

Des « Antennes locales de santé » viendront compléter ce maillage pour permettre aux médecins salariés d’y effectuer des permanences, plusieurs demi-journées par semaine, et au plus près des Gersoises et des Gersois.

Qu’il s’agisse des Centres territoriaux ou des Antennes locales, un partenariat avec les collectivités locales retenues afin de faciliter leurs installations.

Pour les patients rien ne changera.

Des médecins salariés en complément de la médecine libérale :

Ces médecins seront salariés par le Conseil Départemental et soumis au mêmes barèmes de remboursement de la sécurité sociale que les médecins libéraux. 

Cette politique volontariste ne devra pas fragiliser la médecine libérale, mais au contraire la soulager.

Les médecins salariés du Département ne viendront pas en remplacement mais en complément des médecins libéraux. Ils participeront à ce titre au système de garde mis en place dans le département. 

Le Conseil Départemental portera une attention particulière au recrutement. Le salariat est plébiscité par les jeunes diplômés, une des cibles avec les médecins en milieu de carrière cherchant une meilleure qualité de vie que le Gers peut leur offrir. Il peut également permettre à des médecins en fin de carrière de prolonger leur exercice professionnel à temps partiel ce que leur permet difficilement l’exercice libéral.

Un dispositif "réversible" :

L’engagement pris par Philippe Martin auprès de l’Ordre des Médecins du Gers et des différents représentants (syndicats, référents territoriaux,…) garantit également la réversibilité du dispositif : un Centre territorial de santé pourra être amené à ne pas poursuivre son activité si des médecins libéraux envisagent une installation dans le secteur de ce Centre. Les médecins salariés seront alors redéployés vers un autre territoire en déficit.