Politique budgétaire 2026
Budget 2026 : 393 millions d’euros pour protéger, innover et préparer l’avenir
Dans un contexte économique et financier marqué par de fortes incertitudes, le Conseil départemental a voté un budget de 393 millions d’euros, construit avec prudence, qui vise à préserver les solidarités, maintenir l’investissement et garantir la continuité des services publics.
Le vote du budget de la collectivité départementale est une étape essentielle qui intervient cette année dans un contexte particulièrement tendu, marqué par des incertitudes économiques au niveau national et international.
Dans ce contexte, le budget 2026, « équilibré et sincère » de 393 millions d’euros, fondé sur une évaluation prudente des ressources, doit permettre de dégager une épargne minimale pour financer les missions obligatoires, stabiliser la dette et préserver la capacité financière du Département. Un budget contraint, mais assumé comme un choix : celui de faire de ces 393 millions d’euros un levier pour protéger les habitants, soutenir les territoires et préparer l’avenir.
Le Département poursuivra ainsi son effort de maîtrise des dépenses, tout en maintenant ses priorités. La Solidarité en est une tout comme la sécurité avec la reconduite de la contribution du Service Départemental d’Incendie et de Secours, sans oublier les crédits dédiés à la culture, au sport, à l’agriculture, aux collèges, aux soins de premiers secours et à la prévention en santé. Un effort important est également engagé sur les routes, avec en particulier la mise en 2x2 voies de la RD 1124, principale opération d’investissement. Les dépenses de fonctionnement atteignent 297,6 millions d’euros en 2026. Elles restent dominées par la politique de solidarité, qui représente plus de la moitié du budget, suivie des dépenses de personnel. Les investissements s’élèvent quant à eux à 54,15 millions d’euros, dont près de 76 % consacrés aux routes et aux mobilités.
Présenté comme un budget de transition, le budget 2026 souligne la nécessité de repenser le financement des départements. Sans réforme structurelle, leur capacité à assurer durablement leurs missions et à investir pour l’avenir reste fragilisée.
Dans ce contexte, le Gers fait le choix d’une gestion rigoureuse mais ambitieuse, au service des habitants et des territoires.
40% d’augmentation pour la rénovation des routes
Dans un territoire rural comme le Gers, la qualité des routes est un enjeu quotidien pour les habitants, les entreprises et les services publics.
Malgré un contexte budgétaire difficile, le Conseil départemental poursuit en 2026 un effort important pour entretenir, moderniser et sécuriser son réseau routier. Au total, près de 42,8 millions d’euros sont consacrés aux infrastructures de transport.
Le chantier majeur reste la mise en 2x2 voies de la RD 1124 entre Auch et Toulouse, dont l’achèvement est prévu en 2027. Cette opération mobilise à elle seule 28,5 millions d’euros, soit plus de 60 % des investissements dédiés aux routes.
Ce projet structurant est financé conjointement par l’État, la Région Occitanie, le Département et plusieurs collectivités locales, dont l’agglomération du Grand Auch et les communautés de communes voisines. Le Département poursuit également la rénovation du réseau routier, indispensable pour garantir la sécurité et le confort de circulation. L’enveloppe atteint 8,2 millions d’euros en 2026, en hausse de 40% par rapport à l’an dernier.
Au-delà des grands chantiers, le Département consacre également des moyens importants à l’entretien quotidien des routes : réparations de chaussées, marquage au sol, signalisation, entretien des accotements ou encore maintenance des ouvrages d’art. Ces interventions, souvent invisibles pour les usagers, représentent plusieurs millions d’euros chaque année et sont essentielles pour prévenir les dégradations et garantir la sécurité.
« Malgré un contexte financier contraint, le Département du Gers continue d’agir. Le budget 2026 préserve les solidarités, soutient l’investissement et accompagne les territoires. Il traduit un engagement clair : ne pas renoncer aux services publics essentiels, ni à la préparation de l’avenir. C’est un budget de responsabilité, mais aussi de confiance »
Philippe Dupouy, Président du Conseil départemental du Gers
