Portraits d’auxiliaires de vie
Ils ont la parole
Virginie Vesse, 43 ans, CIAS Grand Auch Cœur de Gascogne
« Nous sommes là pour leur apporter une bulle de bonheur »
« Pour rendre mes interventions plus agréables, j’ai un allié : la musique. C’est une vraie thérapie. C’est toujours émouvant de voir quelqu’un se mettre à chanter, se souvenir des paroles, alors qu’il oublie tant d’autres choses. On essaie de créer une relation de complicité fondée sur la confiance mutuelle. »
Isabelle Popovici, 61 ans, CIAS Marciac-Plaisance
« Ce métier est une aventure humaine »
« Accompagner une personne, c’est être à l’écoute pour comprendre ses besoins, se montrer discrète et essayer d’être la moins intrusive possible. Il faut respecter ses habitudes, sa routine, et instaurer un climat de confiance. Ce métier est une véritable aventure humaine, faite d’histoires, d’émotions, d’échanges et d’écoute. »
Amandine Pointeau, auxiliaire, CIAS Marciac-Plaisance
« Je m’occupe de mes bénéficiaires comme j’aimerais que l’on s’occupe de moi »
« Nous devons être capables de nous adapter à chaque situation, de gérer nos émotions, de faire preuve de patience et de compréhension auprès de personnes parfois fragilisées, tout en gardant une certaine distance pour préserver leur équilibre. Je m’occupe de mes bénéficiaires comme j’aimerais que l’on s’occupe de moi. »
Séverine Dal Pos, 34 ans, GESTES Samatan
« C’est valorisant de se sentir utile »
« C’est un métier qui correspond à ma personnalité : j’aime le contact avec les gens. C’est aussi une mission porteuse de sens. Il est très valorisant de se sentir utile. Je me souviens notamment d’un accompagnement de fin de vie, en binôme avec une infirmière : nous avions permis à la personne de mourir chez elle, en paix. Une expérience très forte. »
Ingrid Gourdin, 46 ans, GESTES Samatan
« Je me nourris des moments de partage »
« Je suis touchée par les personnes que j’accompagne, par leur vécu et leurs histoires. C’est pour cela que je fais ce métier : pour me nourrir de ces moments de partage et de complicité. Notre travail est aussi complémentaire de celui des soignants. Nous préparons au mieux, en amont, le passage des infirmières : c’est un véritable travail d’équipe. »
Nathalie Idrac, 57 ans, CIAS Gimont
« Une mission souvent mal connue »
« Je me suis beaucoup occupée de mon grand-père, c’est ce qui m’a donné envie de faire ce métier. De belles relations se créent souvent avec les personnes accompagnées. Notre présence est très importante pour elles. Pourtant, je trouve que notre mission reste mal connue du grand public : ce métier mériterait d’être davantage valorisé. »
Véronique Candelan, 60 ans, CIAS Bastide de Lomagne (Saint-Clar)
« J’apprends des choses tous les jours »
« J’ai suivi une formation proposée aux femmes d’agriculteurs pour obtenir le certificat d’aptitude aux fonctions d’aide à domicile. Cela fait 25 ans que j’exerce ce métier, qui me plaît beaucoup. J’apprends chaque jour, au contact de mes bénéficiaires, mais aussi grâce aux formations suivies tout au long de l’année. C’est très enrichissant. »
Zinba Mamassi, 55 ans, CIAS Grand Auch Cœur de Gascogne
« C’est un métier très polyvalent »
« Je suis une personne hyperactive et ce métier me plaît pour sa polyvalence : on est toujours en mouvement. Je dis souvent à mes bénéficiaires que je peux être leurs bras, leurs yeux ou leurs jambes, mais pas eux. Mon rôle est avant tout de les aider à préserver au maximum leur autonomie. »
Delphine Lacoste, 42 ans, CIAS Grand Auch Cœur de Gascogne
« Apporter de la joie et de la bonne humeur »
« Je fais ce métier par plaisir, je n’ai pas l’impression de travailler. Aider et écouter, c’est dans ma nature ; j’établis facilement une relation de confiance avec les gens. Apporter de la joie, de la bonne humeur, garder le sourire, c’est essentiel. Briser la solitude et donner du bonheur, c’est ce qui me guide au quotidien. »
Amarande Castet, 33 ans, ADMR Vic-Fezensac
« Je suis fière de faire ce métier »
« Aujourd’hui, notre statut a évolué : les salaires ont été revalorisés et la reconnaissance du métier progresse. Nous avons aussi la chance de pouvoir nous former au moins deux fois par an, sur des thématiques comme la fin de vie, Alzheimer, la maltraitance ou l’alimentation. Je suis très fière de faire ce métier, je ne me verrais pas faire autre chose. »
Béatrice Pizzinat, 63 ans, ADMR Vic-Fezensac
« La prévention fait partie de nos missions »
« Nos principales qualités sont l’écoute, la disponibilité, l’empathie, mais aussi la discrétion. Nous entrons dans l’intimité des gens : ce qui se passe chez eux reste chez eux, sauf si nous détectons un risque ou une situation de danger. La prévention fait aussi partie de nos missions ; nous sommes parfois des lanceurs d’alerte. »
Patrice Vidal, 50 ans, ADPAM Auch
« Le ménage est l’arbre qui cache la forêt »
« Être un homme dans ce métier suscite souvent une première réaction d’étonnement, mais la confiance s’installe rapidement. J’utilise beaucoup l’humour, et ça fonctionne bien. C’est un métier aux valeurs fortes. Le ménage est l’arbre qui cache la forêt : notre mission va bien au-delà, le relationnel est essentiel. »
Valérie Sabathier, 51 ans, ADPAM Auch
« Un métier que l’on choisit par vocation »
« Quand on est chez un bénéficiaire, on est présent à 100 %. Et quand on part, il faut savoir passer au suivant. Il y a forcément de l’attachement, mais il est important de fixer des limites pour se préserver. Ce n’est pas un métier que l’on choisit par opportunité, mais par véritable vocation. »
