Solidarité à domicile : le Département engagé au quotidien
Solidarité à domicile, le Département engagé au quotidien
Vieillir chez soi, continuer à vivre dignement malgré la perte d’autonomie, la maladie, le handicap ou une période de fragilité : pour de nombreux Gersois l’aide à domicile est bien plus qu’un service, c’est un pilier du quotidien.
Au cœur de ce dispositif, les services autonomie à domicile du Gers, jouent un rôle clé pour accompagner les habitants les plus vulnérables, de la ville aux territoires ruraux les plus isolés. L’aide à domicile s’adresse aux personnes âgées de 60 ans et plus et les personnes en situation de handicap (à partir de 20 ans) confrontées à une perte d’autonomie. Elle permet de financer ou de compléter des interventions indispensables : aide à la toilette, entretien du logement, préparation des repas, accompagnement dans les gestes de la vie courante. Autant d’actions qui favorisent le maintien à domicile, évitent des hospitalisations ou des placements en établissement, et préservent l’autonomie le plus longtemps possible.
Concrètement, le Département verse les aides aux personnes âgées (l’Allocation personnalisée d’autonomie) ou en situation de handicap (la Prestation de compensation du handicap). Avec ces aides, les bénéficiaires règlent ensuite eux-mêmes leur Service d’aide à domicile (SAD) ou leur intervenant en emploi direct qu’ils auront choisi.
Dans un département marqué par le vieillissement de sa population et par de fortes distances géographiques, ce soutien public est un véritable enjeu de cohésion sociale. Le Conseil départemental s’engage à garantir un accès équitable à ces services, quels que soient les revenus ou le lieu de vie. Malgré un contexte économique contraint, la collectivité maintient ses efforts pour répondre aux besoins croissants des personnes âgées, des personnes en situation de handicap et de leurs familles.
Derrière les dispositifs et les chiffres, il y a surtout des femmes et des hommes : bénéficiaires, proches aidants, professionnels de l’aide à domicile. Leur quotidien, leurs difficultés mais aussi leurs réussites illustrent l’utilité concrète de cette solidarité de proximité.
Une réforme pour simplifier et renforcer l’accompagnement à domicile
La réforme des services à domicile part d’un constat : une offre longtemps morcelée entre l’aide (Services d’aide et d’accompagnement à domicile) et le soin (Services de soins infirmiers à domicile), parfois difficile à comprendre pour les usagers et leurs proches. Pour y remédier, l’État a créé les Services autonomie à domicile (SAD), afin de mieux coordonner les interventions et de sécuriser les parcours des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.
La loi « Bien vieillir » du 8 avril 2024 a confirmé cette évolution en rendant obligatoire, au 31 décembre 2025, le rapprochement entre l’aide et le soin : tous les services de soins à domicile devront ainsi proposer une activité d’aide à domicile mais également assurer des missions de prévention, de repérage des fragilités, de soutien aux aidants et de lutte contre la maltraitance.
« Cette réforme porte une double ambition : améliorer la qualité du service rendu aux usagers et renforcer l’attractivité des métiers du domicile », souligne Clotilde Cottineau, directrice des Politiques de l’Autonomie au Conseil départemental du Gers.
Dans le Gers, le Département et l’Agence régionale de santé ont défini une stratégie commune pour accompagner cette transformation, avec l’objectif de créer un service mixte par communauté de communes. Des réunions ont été organisées dans chaque territoire et un cabinet de conseil spécialisé a été mobilisé par le Département pour appuyer les services autonomie entre 2024 et 2026. Les nouveaux SAD se déploieront ainsi progressivement au cours de l’année 2026.
Dans le Gers, le maintien à domicile est un enjeu majeur de dignité et de cohésion sociale. Les services autonomie à domicile apportent des réponses concrètes aux besoins des personnes âgées et des personnes en situation de handicap, y compris dans les zones les plus rurales. En accompagnant la réforme et en maintenant ses efforts financiers, le Département fait le choix d’une solidarité de proximité, lisible et durable, répondant ainsi au souhait largement partagé par la majorité des Gersoises et des Gersois : pouvoir rester chez eux le plus longtemps possible.
Charlette Boué, Vice-Présidente du Conseil départemental en charge des Solidarités
EN CHIFFRES
28 Le nombre de Services d’aides à domicile dans le Gers
800 Aides à domicile sur le territoire
623 000 le nombre d’heures d’intervention à domicile pour l’APA
125 000 le nombre d’heures d’intervention à domicile pour la PCH
Aide à domicile ou auxiliaire de vie : qui fait quoi ?
Ces termes sont souvent employés comme des synonymes. Pourtant, ils recouvrent des missions bien distinctes, adaptées à des besoins différents.
L’aide à domicile intervient pour faciliter le quotidien : entretien du logement, ménage, linge, courses simples et parfois aide au repas. Elle contribue aussi au maintien du lien social, en apportant présence et écoute. Attention parfois l’aide à domicile est aussi un terme générique qui désigne de manière générale les professionnels qui interviennent au domicile (aide-ménagère et auxiliaire de vie).
L’auxiliaire de vie assure un accompagnement plus complet auprès de personnes plus dépendantes. Elle aide aux actes essentiels de la vie quotidienne : toilette, habillage, préparation des repas, déplacements et vie sociale. Ce métier nécessite un diplôme d’État et joue un rôle clé dans le maintien à domicile en cas de perte d’autonomie.
Deux appellations, deux niveaux d’intervention, mais un même objectif : permettre à chacun de vivre chez soi le plus longtemps possible, dans de bonnes conditions.
Focus sur les formations d’aides à la personne
Les diplômes ne sont pas forcément obligatoires, mais vivement conseillés. Ils préparent aux gestes professionnels, à l’accompagnement humain et aux spécificités du travail à domicile. Parmi les principales voies de formation figurent :
- Le bac professionnel Services aux personnes et animation dans les territoires (3 ans après la classe de 3e) permet de travailler directement ou bien de continuer des études.
- Le titre professionnel d’assistant de vie aux familles (12 mois maximum) propose un contenu très concret pour toutes les missions d’aide auprès des personnes à leur domicile.
- Le diplôme d’État d’accompagnant éducatif et social (DEAES) (entre 1 à 2 ans) permet de travailler à domicile ou en établissement. Il est possible de choisir parmi 3 spécialités.
- Le titre professionnel d’agent de service médico-social (4 mois) permet de se spécialiser dans l’entretien des espaces de vie et le soutien logistique dans les structures médico-sociales.
Autant de parcours qui ouvrent la porte à un métier de proximité, au cœur de l’accompagnement des plus fragiles.
